Le jour qui décroît
Il domine le cimetière
Ainsi est donc morte la terre
Une terre remplit de cercueil
Volant Leurs âmes il les accueille
Maudit est celui qu'il maudit
Tranquille est celui qu'il purifie
A la tombée de la nuit
Quand sonne minuit
Les douze coups de l'horloge
Le font sortir de sa loge
Sans relâche il pourchasse
Sa victime qu'il chasse
Et traînant son corps
Il fait vibrer le désaccord
L'ange qui fut
Déchu
Par un dieu, Lucifer
Te voilà donc aux enfers
Tu ère chaque nuit
Dans le cimetière maudit
Et tu survole les tombes
Rejoindre les catacombes
Tu fais remonter les morts
Sur cette terre si morte
Pour que tu jouisses de leurs malheurs
Tu te nourri à toute heure
De ses grandes ailes blanches
Sur une croix de planche
Il nous rappelle l'ange Lucifer
Déchu de son statut du ciel
De son visage beau
Ses yeux arrêtèrent l'arc-en-ciel
Qu'il rendrait chaque jour plus beau
Ses cheveux dans le vent
Tête baissée regardant
Sa propre tombe angélique
Son sépulcre magnifique
Et les étoiles au-dessus de sa tête
Quand Dieu commença à le repousser
Depuis ce jour il maudit
Accomplissant ce qu'il promit
Il offrit à Dieu le bonheur
Se gardant pour lui le malheur
Il se réfugies dans ses souvenirs
Pour avancer dans l'avenirs
Se rapprochant de l'Apocalypse
Il presse la clepsydre
Pour faire revenir le monde des morts
En ouvrant la porte de l'au-delà
Jailliront ainsi les âmes mortes
Qui partiront par là
En attendant ce jour
Qui s'approche de jour en jour
Il fauche la vie des mortels
De sa faux immortelle
Ainsi vient le destin
Au détour d'un chemin
